Un style particulier, des mélodies qui ne vous laissent pas insensible, un orchestre comme on les aime ...
Mesdames et Messieurs, j'ai l'immense plaisir de vous raconter l'histoire d'une rencontre avec Fabien Martin, un artiste à part entière ...
José : Tu as connu un beau succès lors du Bataclan de Michel Jonasz, t’attendais-tu à ça ?
Fabien Martin : Ah ! Je ne sais pas du tout à quoi je m'attendais. Je m'attendais juste à essayer de pas être trop mauvais ! Alors j'ai beaucoup travaillé les semaines d'avant, notamment la voix, les répétitions etc. Mais vraiment pour répondre à ta question, on ne peux pas pensé à ce genre de choses... sauf que j'avais quand même à la fois une appréhension, du style "ah mais ils vont bien se rendre compte que c'est pas terrible, que je bouge mal... tout ça quoi...", et à la fois je me disais, bon, c'est le public de Michel Jonasz, c'est pas Iron Maiden, ils vont être assez sympas, y'a pas de raison qu'ils me mangent tout crus !
José : Peux tu présenter les gens qui t’accompagnent ?
Fabien Martin : Parmi les gens qui m'accompagnent, sur scène, il y a ce bon vieux Philippe Desbois, à la guitare, qui travaille avec moi depuis vraiment le début c'est-à-dire environ 1997. Il accompagne aussi Clarika, Jean-Jacques Nyssen, Nolwen (la vraie, moins connue, pas Nolwen Leroy), et d'autres artistes encore... Les deux autres, François Fuchs et Alexandre Léauthaud, respectivement contrebasse et accordéon, je les ai rencontré juste un mois avant le Bataclan, à cette époque là, je ne faisais plus trop de scène et je n'avais pas d'équipe. Ca a bien collé on s'entend vraiment tous bien, on s'amuse et je sais que les gens le remarque quand on est sur scène. François joue plutôt dans des groupes de jazz, il accompagne également des chanteurs. Alexandre a un groupe qui s'appelle Les Fouteurs de Joie et accompagne lui aussi d'autres chanteurs.
José : Comment les as-tu rencontrés ?
Fabien Martin : C'est toujours des musiciens qui connaissent d'autres musiciens... Philippe Desbois je ne me souviens plus ça fait trop longtemps, je crois que c'était durant la guerre d'Indochine, une nuit dans une tranchée. Non je plaisante bien sûr, c'était un copain d'un musicien avec qui je travaillais à l'époque. François Fuchs c'est Philippe lui-même qui l'a amené dans l'équipe. Quant à Alexandre c'est un autre accordéoniste qui ne pouvait pas faire les dates qui me l'a conseillé. Voilà, comme ça, ils se refilent les bons plans !
José : Quelles sont tes influences musicales ?
Fabien Martin : Ca change un peu, suivant les périodes de ma vie. Mais pour résumer il y a ceux que j'adore mais qui ne m'influencent pas vraiment, Stevie Wonder, Radiohead, Miles Davis, Schubert, Chopin, Billie Holiday... Je viens aussi de découvrir Lou Reed il y a quelques mois seulement ! Tu te rends compte à 30 ans presque ! Et puis ceux que j'adore et qui doivent un peu se retrouver dans mes chansons : Tom Waits, Calexico, Astor Piazzolla... En France Mano solo, Jean-Louis Murat, Souchon comme tout le monde, Bashung, Richard Desjardins mais lui il est canadien,. Et puis les chanteurs morts bien sûr. Léo Ferré, Barbara. Au fait la chanson que je chante qui s'appelle "Barbara" n'a rien à voir, mais alors rien à voir avec la chanteuse.
José : Qu’est ce qui a changé pour toi ?
Fabien Martin : Tout. J'ai une demeure de 350m2 avec, dans mon salon, une magnifique piscine en forme de piano, des filles sublimes allongées autour qui hésitent entre refaire un petit plongeon ou se resservir une coupe de Veuve Cliquot. En fait, non, c'est pas vraiment ça. Mais grâce au Bataclan de mars dernier (merci Michel !), les gens des maisons de disque qui avaient accroché sur la maquette ont pu venir m'écouter sur scène dans de belles conditions, notamment ULM/Universal avec qui j'ai pu m'entendre pour faire quelques albums. Et ça, ça change quand même pas mal de choses.
José : Où en est ton album ?
Fabien Martin : Justement on commence à travailler dessus ! On choisis les chansons, les musiciens, et normalement on commence à enregistrer en janvier ou février. Je crois qu'il sortira avant l'été. Tu vois les choses changent assez vite cette année.
José : Continues-tu à faire des premières parties et où peut-on te voir sur scène ?
Fabien Martin : J'ai chanté en première partie d'Arthur H en octobre dernier, mais j'espère bien faire aussi des deuxième partie un jour dans ma vie ! Sinon, je suis en tournée à Risoul pour un concert exceptionnel la dernière semaine de janvier. Mais on va surtout se concentrer sur l'album, et les concerts suivront. Je te tiendrai au courant.
José : Tu seras au Casino, encore en première partie de Michel, comment appréhendes tu cette scène ?
Fabien Martin : Je n'ai pas peur ... ce qui m'inquiète un peu d'ailleurs. Quand j'ai appris pour le Bataclan en mars, j'étais dans un état de nervosité incroyable pendant deux trois jours, un peu comme le petit lapin des piles Wonder. J'avais l'habitude de chanter dans des salles de 100 places à moitié pleine, alors 1000 remplies, tu imagines ! Là le Casino c'est encore plus grand mais la différence est moindre. Mais il faut rester très concentré, vigilent, et travailler tout les jours. Ce qui est amusant c'est que pour des grands chanteurs, confirmés, comme Michel par exemple, le Casino ou le Bataclan, c'est des petites salles, proches du public, intimes et tout, alors que pour moi c'est quand même encore des grandes salles. Il faut juste grandir un peu quoi.
José : Merci Fabien pour ta disponibilité ...
Fabien Martin : Merci d'avoir pensé à moi pour ces questions et pour les internautes.